Gustave de Staël Français, 1954

Gustave de Staël étudie deux ans à l’Unité Pédagogique n°8 d’Architecture. Il part ensuite quelques années dans le Vaucluse puis en Bretagne, consacrant l’essentiel de son temps à peindre et dessiner, principalement sur le motif.

De retour à Paris, il se met à la gravure pour un livre, Corps 12, édité par l’Abbaye de Royaumont - suivant les conseils techniques du taille-doucier René Tazé. Il réalise ensuite un livre de bibliophilie, illustrant deux nouvelles de Madame de La Fayette, à la demande des éditions Les Cent Une.

Il expose ses oeuvres à la galerie Vieille du Temple à Paris ainsi qu’à l’occasion des Génies de la Bastille.

 

En 1991, il est engagé pour diriger l’Association pour la Promotion des Arts à l’Hôtel de Ville de Paris. Pendant plus de quatorze ans, il y organise toutes les expositions de la Salle Saint-Jean ainsi que tous les concerts dans les salons de l’Hôtel de Ville.

 

À Paris, en tant que membre du Comité Nicolas de Staël, il travaille à la reconnaissance de l’oeuvre de son père.

Également commissaire d’exposition, Gustave de Staël conçoit plusieurs grandes expositions consacrées à l’oeuvre de Staël, notamment en 1994 à l’Hôtel de Ville de Paris, en 2003 à l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, et en 2018 à l’Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence, en collaboration avec Marie du Bouchet. Ensemble, ils viennent aussi de mettre à jour le dernier catalogue raisonné des peintures de l’artiste, sorti en 2021.

 

En 2005, il est missionné par le Ministère des Affaires étrangères pour prendre la direction des cinq Instituts Français du Nord du Maroc : Tanger, Tétouan, Larache, Chefchaouen et Ksar El Kebir.

À Tanger, son travail consiste à organiser de nombreuses expositions, pièces de théâtre, conférences et le Salon annuel du Livre.

 

Dans le même temps, il devient co-éditeur, avec Elena Prentice, aux éditions Khbar Bladna où ils publient plus d’une centaine de titres sur la mémoire de Tanger.

 

À la fin de sa mission, en 2008, Gustave de Staël décide de partager son temps entre Tanger et Paris. En 2011, il présente ses gravures à Tanger, à la galerie Dar D’art, avant de se consacrer pendant quelques années à la peinture de monotypes qu’il imprime sur la presse de l’Institut Cervantes. Il les expose en 2014 à la galerie Dar el Kitab à Casablanca, puis à la galerie Documents 15, dans l’exposition Ici et ailleurs.

Depuis 2015, l’essentiel de son temps est consacré à de grands dessins en noir et blanc, à la plume et à l’encre qu’il travaille en alternance dans son atelier de Tanger, de Paris et de Ménerbes.

 

Chaque été depuis plus de dix ans, il peint à l’aquarelle des paysages de la côte du Massachussetts. Le livre Marshfield, Carnets d’été et l’exposition South Shore revisited en 2016, à la galerie David Brega, à Marshfield, témoignent de ce travail.

 

Espaces rêvés est sa quatrième exposition à la galerie Documents 15.

Retrouvez ses précédentes expositions, conjointes avec Elena Prentice : Ici et ailleurs en 2014, Le Proche et le lointain en 2016, et Somewhere en 2018.